Regardez "RETOUR À LA MINE", un diaporama de François Marchand sur la spéléologie minière (septembre 2007).

 La spéléologie traditionnelle se pratique en milieu karstique, c'est à dire presque toujours dans le calcaire. La spéléologie minière consiste à explorer des mines et carrières souterraines. C'est la volonté de découvrir des lieux souterrains creusés par l'homme, dans des roches fort différentes.


Il y a peu d'associations spécialisées dans ce domaine, sinon pour des raisons liées au patrimoine local. Le nombre de personnes prospectant de manière systématique est faible. Il faut néanmoins citer les minéralogistes qui partagent avec nous les anciens lieux d'extraction mais leur éthique et leurs attentes sont autres.

Les accès aux mines sont très souvent compliqués : la plupart du temps clôturés depuis des années, des décennies même, portes soudées, remblaiements, foudroyages. Il faut se frayer un passage dans un effondrement, dans une galerie d'exhaure, il faut équiper un puits...

En comparaison avec la spéléologie, les techniques de progression sur cordes sont similaires. La différence essentielle est dans la constitution des amarrages, car les roches encaissantes peuvent être friables ou hétérogènes et avoir tendance à se détacher par plaques. Les goujons 120 mm sont souvent nécessaires. Il n'y a quasiment jamais d'étroitures, les profondeurs sont souvent plus faibles mais les baquages plus fréquents.

Ce type d'exploration n'est pas sans danger. Il peut s'agir de la longueur du réseau. Quelquefois, ce sont des quadrillages de plusieurs centaines de kilomètres de développement. D'autre fois, c'est l'état et la stabilité des galeries qui est à craindre. Plus rarement, il peut y avoir un danger avec la raréfaction de l'oxygène, et cela sans apparition des symptômes liés au gaz carbonique, notre détecteur est le briquet à gaz butane.

L'intérêt d'aller dans les mines et carrières est essentiellement patrimonial. Cela permet de rebâtir des pans d'industries disparues. Le facteur humain est très important. C'est ce qui est recherché avant tout, c'est de comprendre ce que l'homme a pu faire dans ces lieux. Quand la chance sourit on peut lire de vieux livres de porions relatant d'une écriture manuscrite des évènements de l'exploitation, ou rencontrer un casque d'ouvrier, des outils où de très gros matériels rouillant là pour l'éternité. Il y a, pour les amateurs, un esthétisme certain dans ces lieux pétrifiés par l'oubli. Parfois, les excavations sont très hautes (plus de 40 m); c'est toujours impressionnant de penser que c'est là l'oeuvre des hommes et non de la nature.

Pour retranscrire et partager ces beautés, c'est la photographie qui est le moyen le plus accessible (open flash en général), sans oublier qu'il est souvent intéressant d'y enregistrer des sons. Ça permet de faire partager, entre amis, l'ambiance minière d'une autre manière. Filmer est très difficile à mettre en oeuvre parce que la mise en lumière demande des moyens hors de proportion.

Voici quelques exemples...
Amm et Tchorski

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Une contribution de Jean-Marc Roser qui pratique l'exploration minière dans les Vosges. Merci !

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Voici un livret à la fois pédagogique et ludique sur le monde naturel souterrain.

Destiné aux jeunes de 7 à 15 ans, il permet de découvrir, tout en s’amusant, l’univers des entrailles de la Terre. Les petits sportifs devront faire preuve de logique, d’attention, d’observation et de réflexion pour trouver les solutions aux différents jeux. Les réponses sont accessibles dans le livret des solutions.




Cet ouvrage de plus de 80 pages aborde de nombreuses thématiques : l’histoire de la spéléologie, la formation des cavités, l’eau souterraine, la faune cavernicole, la topographie, les records en spéléologie…
Si ce livret trouvera sa place lors d’initiation et de journées de découverte de la spéléologie, il pourra également servir de support :
  • dans l’accompagnement de projets scolaires ou éducatifs,
  • dans le cadre des Ecoles Départementales de Spéléologie ou des stages spéléo.


Commande à adresser auprès de :
Fédération Française de Spéléologie
28 rue Delandine - 69002 LYON
04 72 56 09 63 /
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Vous pouvez aussi consulter directement en ligne ce livret des solutions : c'est ici


Caractéristiques :
Editeur : Fédération Française de Spéléologie – Ecole Française de Spéléologie
Auteur : Anne-Sophie Brieuc
Publié en : décembre 2012
Pagination : 84 pages
III. : nombreux schémas et photos couleurs
Taille : 14,8 x 21 cm
Code ISBN : 978-2-900894-24-8
Poids : 143 g
Prix : 5€ (TTC sans frais de port)

1959, le Haut Commissariat  à la Jeunesse et aux Sports instaure une hiérarchie de diplômes pour les activités de plein-air. Et c'est cette année-là que se déroulera en Ardèche le premier stage spéléo d'initiateur, et c'est la naissance de la Commission des Stages, dirigée par Philippe Renault, qui précède de quatre ans celle de la FFS.

2009, c'est en Ardèche que l'Ecole Française de Spéléologie fête son cinquantenaire !

Ce week-end de fête, des 14-15 novembre, aura rassemblé plus de 350 participants au camping des Blachas, près de Vallon Pont d'Arc.

L'organisation sans faille fut assurée par les équipes de bénévoles du CDS 07 que nous remercions chaleureusement. Lors de la cérémonie d'inauguration, les élus (Guillaume Vermorel président du CDS 07, Laurence Tanguille présidente de la FFS, Laurent Ughetto conseiller général, et Marcel Manifacier Directeur du camping et Vice Président du Syndicat de Gestion des Gorges de l'Ardèche) ont dit leur fierté d'accueillir cette manifestation, et clairement affirmé vouloir garantir la pratique de la spéléo en Ardèche.

Les cavités équipées ont été fréquentées jour et nuit, le point d'orgue étant la descente de 200 spéléos dans l'aven d'Orgnac par l'entrée naturelle, explorée pour la première fois en 1935 par Robert de Joly.Toute notre gratitude pour la confiance que nous a accordée la direction du site. Merci également aux exposants : Béal, Expé, Cévennes Evasion, Croque Montagne, Spéléo magazine, Les Vulcains, le Spéléo-Club Alpin Languedocien, qui ont contribué à l'animation de ce rassemblement.

Le samedi soir, une série de films ont permis de rendre compte de l'organisation de stages spéléo dans les années 60 et 70.

Ce cinquantenaire fut marqué également par la première rencontre de presque tous les présidents et directeurs de l'EFS : Michel Letrône, Georges Marbach, Gérard Duclaux, Jacques Gudefin, Rémy Limagne,Anne Johannet, Philippe Kernéis et Emmanuel Cazot. Ne manquaient que Philippe Eté, Joël Possich, et bien sûr Jean-Claude Frachon décédé il y a quatre ans.

Une pensée émue enfin pour les quatre spéléos de la "compagnie Lez'Arts Cordés" victimes d'un accident lors de la préparation du spectacle qu'ils voulaient nous offrir, et qui restera malheureusement à l'état de création... Ils s'en remettent bien et c'est le principal.